Archive for ‘ May, 2008

Le Light Gun NES-t-il pas magique ? (1/2)

Il y a quelque semaine, un cousin leva cette question qui nous avait tant interloqué étant petit… “Comment ça marche le pistolet de la Nintendo ?” Face à question, nous étions bouche bée. Certaines explications légitimes mais peu convaincantes auraient pu nous sufire. J’ai voulu en savoir plus et connais maintenant l’explication. Je vais tenter de vous la faire partager.

1 – Le Light Gun, kesako ?
Light gun (Lg) n’est que l’appellation du concept du flingue pointant vers l’écran, utilisé dans des jeux d’arcades ou les jeux vidéos. Les tout premiers Lg ont été mis au point dans les années 1930, d’abord conçues dans le cadre du développement des tubes électroniques, elles prirent leur place dans les jeux vidéos tel qu’on peut le voir aujourd’hui. Nintendo et Sega en ont fait leur arme de pointe.

Une explication simple et quasi-complète ? Prenon l’exemple de la NES Zapper dans le jeu Duck Hunt by Nintendo.

2 – La photodiode ( Ne vous inquiétez pas, même si je suis à l’ECE, je ne vous ferai pas de cours à la Palych’)

La photodiode est l’élément clé. C’est un composant semi-conducteur ayant la capacité de détecter un rayonnement du domaine optique et de le transformer en signal électrique. En gros, il fait “bip” quand il reçoit un rayon lumineux.

3 – Que se passe t-il lorsque l’on appuie sur la gâchette ?

Simple. Pendant une fraction de seconde l’écran de la télé devient tout noir. Seules les cibles restent blanches. La photodiode, installée dans le canon de votre gun, commence alors la réception de la lumière vers la partie de l’écran sur laquelle vous avez visé.

- S’il détecte une lumière noire (donc presque aucune lumière) c’est que vous avez tiré comme une brêle, ou que vous avez tiré hors de l’écran. Dans le cas du jeu Duck Hunt le canard continue son vol et vous

commencez à vous dire “zuuuteuuh!!!

- S’il détecte la lumière blanche spécifique à celle de la tâche émise par la cible, BING ! en plein dans le mille!! La photodiode émet le bip à laconsole qui vous donne votre point bien mérité. Vous avez tué un canard. (Snifff)

Cette méthode ne fonctionne que lorsque l’on a une seule cible à l’écran.

Astuce: Si vous voulez tout le temps gagner, pointez votre gun vers une lampe à incandescence ;p tricheurs !!

4 – Et lorsqu’on à plusieurs cibles?

En fait, le rafraîchissement de l’écran noir se fait en deux temps. (Je vous l’avais caché ça, hein hihi.)
Le premier temps de rafraîchissement est utilisé pour savoir si l’une des cibles est touchée (la photodiode reçoit de la lumière blanche).
Le deuxième temps permet de connaître lequel des deux canard est touché. Pour cela une recherche binaire est effectuée. La méthode de la recherche binaire est assez complexe dans ce cas. En fait, elle répond à un algorithme utilisé comme lorsqu’on cherche un nombre pré-établi.

Je m’explique en vous donnant un exemple.

[Attention, ce qui va suivre peut choquer certaines personnes alergiques au maths]

Si je vous dis que la cible est un nombre plus grand que 0 mais plus petit que 20 vous allez tester 10. Si je vous dis que ce nombre est plus grand que 10 vous allez essayer 15, et la je vous dis que c’est en dessous, vous allez essayer 12 et en vous disant que le nombre est plus petit, vous connaîtrez la réponse en me donnant le chiffre 11. BING !
Et bien la recherche binaire, c’est à peu près ça. Sauf que là ce n’est qu’un cas de l’algorithme (appelé dichotomie).

Dans le cas du jeu, on l’utilise en arrondissant au plus petit entier supérieur le logarithmique du nombre n de cibles.
Imaginez l’application de la méthode lorsqu’on veut utiliser n cibles avec p joueurs (p,n)->∞… ? ça devient horrrriiiiiible !!! (pour ceux qui n’aiment pas les maths) mais terrriibllle pour ceux qui aiment jouer à ces jeux débiles.
Heureusement que les ingénieurs de l’époque ont trouvé une autre méthode et d’autres jeux terriiibles.

5 – L’autre méthode: Cathode ray timing au prochain billet...

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Espérances de vie (4/4)

La leçon principale des enquêtes sur l’espérance de vie des diverses catégories professionnelles est le constat(selon la terminologie de l’INED) le constat d’une double peine infligée aux travailleurs manuels. Non seulement ils sont désavantagés devant la mort mais ils le sont aussi devant les divers handicapes qui apparaissent avec l’âge.

Lorsqu’ils atteignent 35 ans et que leur place dans la société est stabilisée, les cadres supérieurs peuvent regarder l’avenir en sachant qu’il durera en moyenne 47 années. Il est raisonnable par conséquent, pour eux, d’espérer atteindre leur 82 ème anniversaire.

Les ouvriers, eux, doivent se contenter au même âge de 35 ans d’une espérance de 41 années. Ils ne dépasseront guère en moyenne 76 ans. C’est donc 6 années de vie qui leur sont soustraites par une organisation sociale qui ne leur permet pas de bénéficier des conditions faites aux cadres supérieurs.

Cette différence est encore aggravée si l’on tient compte des handicapes liés au vieillissement.

Pour les cadres, leurs 47 ans encore à vivre ne comporterons que treize années au cours desquels ils subiront au moins une des incapacités. Il leur reste donc 35 années en pleine santé. Pour les ouvriers, les incapacités s’étendront plus longtemps : 17 années, ce qui ramène leur durée de vie en pleine santé à 24 ans. Dix ans de moins que pour les cadres.

Cette avalanche de chiffre risque d’occulter la réalité. Elle décrit pourtant une situation très lourde de conséquences. Si l’on voulait résumer tout ce tableau par un chiffre, je propose de mettre en encadré les dix années supplémentaires de vie en bonne santé qui sont accordés aux cadres supérieurs et qui sont, de faite, refusés aux ouvriers.

N’est on pas face à la pire de inégalités?

Certes les individus ne reçoivent pas de la nature les mêmes promesses de durée et de santé mais au niveau collectif, la réalité actuelle n’a rien de fatale elle est l’aboutissement d’une logique économique basée sur la compétition et sur la définition de la valeur de chaque bien par le jeu du marché. Pour se rapprocher d’une organisation sociale plus cohérente avec l’objectif d’égalité entre les citoyens, certaines reformes par exemple dans le régime de retraite peuvent aller dans le bon sens mais elles risquent fort de n’être pas à la mesure du problème.

Nous sommes ici devant l’un des multiples problèmes exigeant une pensée véritablement nouvelle.

Espérances de vie (3/4)

Nous avons vu que l’espérance de vie à la naissance est une caractéristique permettant des comparaisons très riche de signification entre les diverses nations. Elle constitue une véritable mesure de la progression d’une collectivité vers une organisation plus respectueuse des droits de l’homme. Mais ces comparaisons sont toutes autant riches d’enseignement lorsque lorsqu’elles concernent non plus deux nations mais deux collectivités distinctes à l’intérieur d’une même nation.

La quête des informations permettant des calculs nécessaires est beaucoup plus laborieuse car les données d’état civils ne sont pas suffisantes. Il se trouve qu’en France, une enquête réalisée par l’institut des statistiques, il y a 5 ans, a permis une analyse précise des diverses catégories des citoyens français face non seulement aux risques de décès mais aussi au risque d’invalidité. Le point de départ de cette étude dont les résultats viennent d’êtres publiés par l’INED, c’est la comparaison des parcours de vie des cadres supérieurs et des ouvriers.

A l’âge de 35 ans, les cadres masculins ont encore en moyenne 47 années à vivre. Les ouvriers: 41 années seulement soient 6 années de moins. Pour les femmes, l’écart est nettement moindre 51 pour les cadres, 49 pour les ouvrières. On peut cependant se demander si l’avantage offert aux cadres avec ces années de vie supplémentaires n’est pas compensée par une fin de vie plus longuement soumise à de multiples handicapes.

Pour préciser ce point, les diverses invalidité ont été classés en trois groupes selon leurs conséquences pour la vie quotidienne:
le type 1 est celui des difficultés sensorielles: une mauvaise vue, une surdité par exemple,
le type 2: celui des difficultés à accomplir les tâches de la vie courante,
le type 3: celui des incapacités nécessitant une aide pour les soins personnels.

Parmi la multitude de nombre résumant les résultats de cette étude [...], retenons les durées restant lorsqu’on à 35 ans à vivre sans souffrir d’aucune de ces incapacités.
Cette espérance de vie en bonne santé est de 34 années pour les cadres masculins et de 24 années seulement pour les ouvriers; soit un écart considérable de 10 années. Et oui, un ouvrier, à 35 ans, a 10 années de moins à vivre en bonne santé que les cadres.

Il s’agit de deux biens considérés comme précieux: la vie et la santé.
Mais quel est le plus précieux? Constatons que la réponse, ce bien est reçu en beaucoup plus grande abondance par les cadres que par les ouvriers.

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