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Reflection

  1. What have I learnt? I have learnt a lot about :
    • eLearning: how to be efficient, how to use it in a useful way.
    • Blogging : sharing ideas, using tags ( I already knew about blogging but it is always good to “re-learn”)
    • Life of other participants of this program. They come from all over the world and share their ideas and feelings in an open minded way…
  2. Why is it useful? It is useful :
    • For having the habit to keep learning
    • To work in an international (virtual) place
    • To have one more way to search for knowledge
  3. What will I do differently as a result?
    • I will think differently.
    • Read differently
    • Learn differently
  4. What courses might I now take?
    • ALL (one by one & as much as possible)
  5. Anything else…?
    • I would thank the facilitators for the great work they have done and the time they have spent on LLP so far.
    • Then, I congratulate all participants for having attended the courses with serious, thus keeping a high level.
    • Finally, I invite Ismailis who care about knowledge to be part of this program which gives a high quality content.

This entry is a Submission of Assignment 2, Section 6 of OOL101 for LLP

Go in quest of knowledge even unto China.

I chosed this quote because it is the best one fitting easily into the title field…

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On façonne les plantes par la culture…

On façonne les plantes par la culture, et les hommes par l’éducation. Si l’homme naissait grand et fort, sa taille et sa force lui seraient inutiles jusqu’à ce qu’il eût appris à s’en servir ; elles lui seraient préjudiciables, en empêchant les autres de songer à l’assister ; et, abandonné à lui-même, il mourrait de misère avant d’avoir connu ses besoins. On se plaint de l’état de l’enfance ; on ne voit pas que la race humaine eût péri, si l’homme n’eût commencé par être enfant.

Émile, ou De l’éducation de Jean-Jacques Rousseau

A quoi ressemble une vie entière sur Facebook ?

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Le travail français: protections sociales et congés

En ces temps, le débat national est notablement porté sur les retraites et ce qui en découle…

On jette de grands coups de gueule sur la politique d’un gouvernement et ne jetons aucun de coups d’œil à l’extérieur du territoire. Pourtant il y a de quoi être curieux. Nous sommes, nous, français, LE pays le mieux loti. Nous travaillons moins que nos voisins européens !

Le site “Toute l’Europe”, dédié aux français qui se posent des questions sur l’Union Européeene, donne ses comparatifs. Et voici les informations notables:

- Concernant l’âge légal de départ à la retraite, nous en sommes à 60 ans alors que l’Allemagne compte jusqu’à 67 ans.

Pays Age légal du départ à la retraite Age moyen de sortie du marché du travail
Allemagne
67 ans femmes : 61,4 ans
hommes : 62,1 ans
(2008)
Autriche
femmes : 60 ans
hommes : 65 ans
femmes : 59,4 ans
hommes : 62,6 ans
(2007)
Belgique
65 ans femmes : 61,9 ans
hommes : 61,2 ans
(2007)
Bulgarie
Drapeau Bulgarie
femmes :60 ans
hommes : 63 ans
Chypre
65 ans
Danemark
65 ans femmes : 60,3 ans
hommes : 62,3 ans
(2008)
Espagne
65 ans femmes : 62,7 ans
hommes : 62,5 ans
2008
Estonie
femmes :61 ans
hommes : 63 ans
62,1ans
(2008)
Finlande
65 ans femmes : 61,3 ans
hommes : 62 ans
2007
France
60 ans femmes : 59,1 ans
hommes : 59,4 ans
(2008)
Grèce
femmes :60 ans
hommes : 65 ans
femmes : 61 ans
hommes : 61,9 ans
(2008)
Hongrie
62 ans femmes  : 58,7 ans
hommes : 61, 2 ans
(2005)
Irlande
65 ans femmes : 64,7 ans
hommes : 63,5 ans
(2006)
Italie
femmes : 60 ans
hommes : 65 ans
femmes : 60,7 ans
hommes : 60,8 ans
(2008)
Lettonie
62 ans 62,7 ans
(2008)
Lituanie
femmes : 60 ans
hommes : 62,5 ans
59,9 ans
(2006)
Luxembourg
65 ans 59,4 ans
(2005)
Malte
femmes : 60 ans
hommes : 61ans
59,8 ans
(2008)
Pays-Bas
65 ans femmes : 62,8 ans
hommes : 63,7ans
(2008)
Pologne
femmes : 60 ans
hommes : 65 ans
femmes : 57,5 ans
hommes : 61,4 ans
(2007)
Portugal
65 ans femmes : 62,3 ans
hommes : 62,9 ans
(2007)
République tchèque
femmes : 60,8 ans (varie en fonction du nombre d’enfant)
hommes : 62 ans
femmes : 59 ans
hommes : 62,3 ans
(2008)
Roumanie
Drapeau Roumanie
femmes : 58 ans
hommes : 63 ans
Royaume-Uni
femmes : 60 ans
hommes: 65 ans
femmes : 62 ans
hommes : 64,1ans
(2008)
Slovaquie
62 ans femmes : 57,8 ans
hommes : 59,7ans
(2007)
Slovénie
femmes : 61 ans
hommes : 63 ans
59,8 ans – 2006
Suède
âge flexible entre 61 ans et 67 ans femmes : 63,2 ans
hommes : 64,4ans
(2008)

Données MISSOC : situation au 1er juillet  2009

Source

- Les congés en France risquent d’être touchés à l’avenir. Nous comptons 30 jours de congés payés, sans compter les jours fériés en France et autres RTT, ce qui nous amène à la deuxième place derrière la Finlande.

Pays Congés payés Jours fériés Total des jours non travaillés
Allemagne
24 10 34
Autriche
25 13 38
Belgique
20 10 30
Bulgarie
Drapeau Bulgarie
20 12 32
Chypre
21 15 36
Danemark
25 10 35
Espagne
22 14 36
Estonie
28 10 38
Finlande
30 14 44
France
30 10 40
Grèce
25 12 37
Hongrie
23 10 33
Irlande
20 9 29
Italie
20 11 31
Lettonie
20 11 31
Lituanie
28 12 40
Luxembourg
25 10 35
Malte
24 14 38
Pays-Bas
20 8 28
Pologne
26 10 36
Portugal
22 12 34
République tchèque
20 11 31
Roumanie
Drapeau Roumanie
21 7 28
Royaume-Uni
20 8 28
Slovaquie
20 15 35
Slovénie
20 16 36
Suède
25 11 36

Données : Mercer, 2009

Source

Finallement, nous pouvons dresser ce tableau récapitulant la situation en France.

Alors oui, nous nous battons pour préserver notre situation, mais cela durera-t-il ? La France essaye de suivre au mieux les directives européennes. Beaucoup d’autres réformes suivront celles lancées actuellement. Ce n’est pas un problème national, c’est un problème européen et même à moitié mondial.

Coeur de Ville

Les coeurs de ville se distinguent parfois des centre villes. On appelle coeur de ville l’endroit ou la ville est la plus animée. Le centre ville est le lieu ou se trouvent généralement les bâtiments administratifs.

L’histoire d’un pot de mayonnaise et de café.

Quand il te semble qu’il y a « trop » de choses dans ta vie, quand 24 heures ne te semblent pas suffisantes … Rappelle-toi du pot de mayonnaise et du café !

Il était une fois, un professeur de philosophie qui, devant sa classe, prit un grand pot de mayonnaise vide et sans dire un mot, commença à le remplir avec des balles de golf. Ensuite, il demanda à ses élèves si le pot était plein. Les étudiants étaient d’accord pour dire que OUI.

Puis le professeur prit une boîte pleine de billes et la versa dans le pot de mayonnaise. Les billes comblèrent les espaces vides entre les balles de golf. Le prof redemanda aux étudiants si le pot était plein. Ils dirent à nouveau OUI.

Après, le professeur prit un sachet rempli de sable et le versa dans le pot de mayonnaise. Bien sûr, le sable remplit tous les espaces vides et le prof demanda à nouveau si le pot était plein … Les étudiants répondirent unanimement OUI.

Tout de suite après le prof ajouta deux tasses de café dans le contenu du pot de mayonnaise et effectivement le café combla les espaces entre les grains de sable. Les étudiants se sont alors mis à rire …

Quand ils eurent fini, le prof dit : « Je veux que vous réalisiez que le pot de mayonnaise représente la vie. Les balles de golf sont les choses importantes comme la famille, les enfants, la santé, tout ce qui passionne. Nos vies seraient quand même pleines si on perdait tout le reste et qu’il ne nous restait qu’elles.

Les billes sont les autres choses qui comptent comme le travail, la maison, la voiture, etc. Le sable représente tout le reste, les petites choses de la vie. Si on avait versé le sable en premier, il n’y aurait eu de place pour rien d’autre, ni les billes ni les balles de golf. C’est la même chose dans la vie. Si on dépense toute notre énergie et tout notre temps pour les petites choses, nous n’aurons jamais de place pour les choses vraiment importantes.

Faites attention aux choses qui sont cruciales pour votre bonheur. Jouer avec ses enfants, prendre le temps d’aller chez le médecin, dîner avec son conjoint, faire du sport ou pratiquer ses loisirs favoris. Il restera toujours du temps pour faire le ménage, réparer le robinet de la cuisine … Occupez-vous des balles de golf en premier, des choses qui importent vraiment. Établissez des priorités, le reste n’est que du sable … »

Un des étudiants leva alors la main et demanda ce que représente le café. Le professeur sourit et dit : « C’est bien que tu demandes. C’était juste pour vous démontrer que même si vos vies peuvent paraître bien remplies, il y aura toujours de la place pour un café avec un ami ! »

L’enlèvement (7/7)

Les sbires du leader de la mafia étaient presque arrivés à la planque quand ils entendirent une explosion brève mais puissante qui s’échappa du bureau de leur chef. Ils accélérèrent le pas et virent un homme se précipiter vers la fenêtre la plus proche. Abasourdis ils mirent quelques secondes à dégainer. Quelques secondes suffisantes pour laisser s’échapper Aymeric, qui traversa la vitre dans un fracas tonitruant. Sans un regard, Aymeric fit un vol plané digne des plus grands champions de deltaplane. Dans sa chute, il eut la présence d’esprit de sortir son téléphone portable pour enclencher le compte à rebours de la bombe. Il eut juste le temps d’entendre une fantastique explosion avant de s’écraser lamentablement sur la route. Il entendait des sons lointains comme si son esprit quittait peu à peu son corps. Les pulsations de son cœur se faisaient plus intenses et chacune d’entre elle devenait peu à peu plus douloureuse. Il ne sentit plus rien.

Aymeric ouvrit les yeux. Il était allongé dans un lit d’une chambre insipide. « Un hôpital sans aucun doute », se dit-il. Plusieurs fils partaient de son bras droit et étaient reliés à une poche remplie d’un liquide transparent. « Hé ho », cria-t-il, mais aucun son ne sorti de sa bouche. Il venait de reconnaître par la fenêtre le drapeau français flottant sur un bâtiment officiel. « Impossible », s’écria-t-il. Un homme entra dans sa chambre. Il était de taille moyenne, mais de corpulence impressionnante. Sa démarche inspirait le respect et il avait cette expression dans le visage qui passait pour de la détermination et de la rigueur. Aymeric fut surpris d’être autant impressionné par cet inconnu. Avant qu’il n’ait eu le temps d’ouvrir la bouche, l’homme se présenta.

- Commandant Yves Plaindoux à votre service. On vous a rapatrié d’urgence il y a trois jours. Vous êtes resté dans le coma durant tout ce temps.

- Comment ça vous m’avez rapatrié ? Êtes-vous fou ? Je dois retrouver ma fille ! Elle s’est fait kidnappé en Chine. Il faut impérativement que j’y retourne, s’énerva t-il.

- Votre fille ? Négatif mon général. Elle se trouve actuellement dans nos locaux.

- Pardon ? Que venez-vous de dire ? Vous devez faire erreur ! J’ai vu Honubo Mizushi l’autre jour. Ses complices l’ont enlevée !

Son état l’empêchait de se hisser hors de son lit. De toute façon, il était en France. Elle était perdue à l’heure actuelle.

Il sentit son cœur vaciller. Une apparition lui illumina le visage. Une jeune fille splendide se tenait dans l’embrasure de la porte. Le blond de ses cheveux reflétait parfaitement la lumière du jour naissante. « Un ange », se dit Aymeric. L’ange se précipita alors dans ses bras en criant « Papa ! ».

- Comment se fait-il que tu sois là ? Je dois rêver !

- Tout est de ma faute papa. Je suis tellement désolée. Je n’aurais pas dû partir, sanglota-t-elle.

- Comment ça partir ? Où étais-tu ?

- J’ai voulu me venger parce que tu avais annulé mon voyage. Je voulais que tu t’inquiètes, pleura-t-elle. Je suis partie quelques jours chez mon petit copain.

- J’ai traversé toute la terre à la recherche d’une fille qui avait fait sa gamine en partant chez son copain ? Tu plaisantes ?

- Si tu savais comme je m’en veux.

- Mais attends. Et l’Asiatique qui te suivait ? Qu’est-ce qu’il est devenu ?

- Ah celui-là ? Il voulait juste me demander son chemin. Je n’aurais pas dû jouer avec toi comme ça.

- Tu sais ce que tu feras la prochaine fois que tu auras des problèmes ?

- Non ?

- Tu te débrouilleras !


L’enlèvement (6/7)

Six heures du soir : les deux hommes arrivèrent. Le contact lui présenta la marchandise. Un bloc de deux kilogrammes. De quoi faire sauter une usine entière.

- Et donc ça, tu me garantis que c’est du C4 ?

Au cours de sa carrière, il avait eu de nombreuses fois l’occasion d’être confronté à ce type d’armement. Le C4 était caractérisé par une forte odeur âcre ainsi qu’une texture argileuse. Celui-ci ressemblait plus à de la pâte à modeler qu’à un explosif. Il comprit alors qu’on essayait de le rouler. Sans perdre une seconde, il sortit son arme et lui tira dans le genou. L’homme s’effondra dans un cri de déchirement.

- Je te donnerai tout ce que tu veux, couina-t-il.

- Parce que tu crois que t’as le choix ? rétorqua Aymeric.

Il traîna l’homme jusqu’à sa voiture pour le cacher dans le coffre. Il découvrit alors qu’un bloc de C4 l’attendait. Il prit la voiture de son contact, enclencha le GPS et retourna au laboratoire.

Sur le chemin il réfléchit sur la stratégie à adopter pour capturer le big boss du FBB et accessoirement des Triades. Il arriva en trombe devant le FBB. Les badauds s’écartèrent de peur. Pied au plancher, il fonça comme un forcené dans la porte du FBB qui vola en éclat sous le choc. Les gorilles mirent quelques secondes avant de réagir. Aymeric en profita pour sortir de la voiture et d’un pas assuré s’avança vers les sbires de Tony. Dans un mouvement théâtral digne des plus grands films hollywoodiens, il dégaina son arme et fit parler la poudre. Deux hommes s’écroulèrent sous une pluie de balles. Ils furent aussitôt remplacés par trois autres hommes de main. Il courut, s’agrippa des deux mains au poteau et exécuta un splendide coup de pied rotatif qui mit K.O. deux d’entre eux. Le dernier homme lui assena un méchant coup de couteau dans le bras. Hors de lui, Aymeric sortit le couteau de la plaie et l’envoya dans l’œil de son assaillant.

Une fois à l’intérieur de la boîte, il localisa la réserve d’alcool stockée dans des citernes et y fixa le C4. Il y plaça méthodiquement son téléphone portable et enclencha le système de contrôle à distance réactive au numéro préprogrammé de son deuxième téléphone. Il entendit au loin des bruits de pas. Il s’agissait très certainement de Tony, qui, après avoir entendu tout ce vacarme, décida d’aller voir ce qu’il se passait. Tony ne fut pas surpris que l’auteur de ce boucan soit Aymeric. « Je l’ai sous-estimé », pensa-t-il.

- Je n’arriverai donc pas à me débarrasser de toi.

- Que ferais-tu à ma place ? Tu serais encore plus violent et plus persistant, rétorqua t-il.

- Ta petite vie misérable ne me concerne pas, retraité ! Tu n’es plus dans le coup et ça sera ta perte.

L’Asiatique plongea en direction de son bureau juste à temps pour éviter la dernière balle du pistolet d’Aymeric. « Comme par hasard, plus de balles ! » s’exclama ce dernier. Il rangea son arme pour affronter l’Asiatique à main nue. Tony en ressortit avec un Nunchaku, arme composée de deux bâtons reliés par une chaîne, très prisée par la mafia chinoise.

- Tu fais moins ton fier salaud de Français ! Je vais te faire payer pour mon club et parce que ton peuple pose des problèmes pour les Jeux Olympiques de 2008 à Beijin, s’écria le propriétaire du club.

Tous deux s’élancèrent l’un vers l’autre pour en découdre. Chacun, motivé par des raisons personnelles, donnait toute son âme dans le combat. La douleur due à la récente torture handicapait « Scarface Aymeric » et le ralentissait dans ses attaques. Les insultes et les coups commencèrent à fuser de toute part. L’Asiatique avait sensiblement le dessus. Un entraînement quotidien aux arts martiaux lui avait donné cette rapidité et cette puissance qui mettait en échec chaque coup d’Aymeric. Dans une colère folle, ce dernier se jeta de toutes ses forces sur son rival qui l’esquiva dans un sourire amusé. Il tomba à la renverse et s’écrasa contre un pilier du club où l’on pouvait y lire un panneau « violence interdite en public sous peine de sanctions ».

  • Tu es pathétique, se moqua Tony. Je vais prendre un plaisir sans limite à te tuer.

Il regarda Aymeric ramper tel un chien à l’agonie. Celui-ci se dirigea vers le bureau du boss. Tout en rampant il essayait d’esquiver les coups de pieds que lui donnait Tony. Dans un éclair d’intelligence, il tenta un coup de poker en sortant son pistolet dont le chargeur était vide et le braqua sur le mafieux.

- Plus un geste ou je te fais un trou à la place de la tempe ! s’écria-t-il.

- Tu me crois assez stupide pour être effrayé d’une arme vide ?

- Qu’est-ce qui te fait croire qu’elle est vide ? questionna le braqueur.

- J’ai entendu le cliquetis caractéristique d’un chargeur vide ! rétorqua-t-il en éjectant d’un coup de pied l’arme inutilisable.

Se sentant perdu, Aymeric se releva dans un ultime effort et se précipita dans le bureau du chef. Son pied gauche lui faisait terriblement mal ce qui entraînait une démarche asymétrique. Il se jeta dans un dernier espoir dans l’ouverture du sol où on pouvait accéder au laboratoire. Il avait un plan. Il se repassa en mémoire sa torture et sut quel moyen utiliser pour mettre hors d’état de nuire son adversaire. Il savait qu’on allait le suivre. Il se prépara à passer à l’action. Alors, son ennemi entra par la trappe d’un air décontracté et sûr de lui. Sans perdre un instant, Aymeric prit le bol qui contenait le résidu de cire bouillante et l’envoya à travers la pièce en direction de Tony. Le récipient s’écrasa dans un craquement. Un rugissement fit trembler les murs. Du liquide visqueux dégoulinait de son visage tel un magma bouillonnant. Il s’écroula sous la douleur insurmontable. Au bout d’un quart d’heure, il reprit ses esprits. Les mains liées dans le dos avec une chose indéfinissable autour du cou qui le grattait.

- Qu’est-ce que tu m’as fait ? aboya-t-il.

- Tu as autour du coup un fin collier de C4. Juste assez pour te faire sauter la tête comme un bouchon de champagne sans me blesser.

- Tu es un grand malade ! Enlève-moi ça tout de suite ou je…

- Tu quoi ? Où est ma fille ?

- Je ne sais pas, je te le jure, sanglota-t-il

- Hum… je te crois, mais ce n’est pas ça qui va te sauver.

L’enlèvement (5/7)

Aymeric se réveilla en sursaut, en nage. Ce cauchemar lui donna l’impression d’avoir consommé des substances hallucinogènes. Lorsqu’il se réveilla, il était 16h de la journée suivante. On l’avait drogué, c’était sûr, très certainement un dérivé du GHB. Un rapide coup d’œil à son portable lui fit comprendre qu’il avait manqué trois appels provenant de numéros masqués. On lui faisait perdre du temps. La boîte abritait quelque chose de louche. Il fit un rapide check up de ses affaires, Desert Eagle, menottes en plastique, matraque en fer télescopique ; c’est bon il était prêt. Une fois dans la rue, il fit le tour du pâté de maisons pour étudier les lieux et découvrit l’entrée de service de la boîte.

Il y avait une porte gardée par un homme patibulaire de type sicilien. Il s’approcha lentement dans la ruelle en cachant la matraque derrière son dos et lui écrasa sur la nuque. L’homme s’écroula sans un bruit. La porte était verrouillée. Aymeric fouilla le garde et trouva la clé. Il pénétra dans la boîte, un silence de mort y régnait. Il remarqua des ombres mouvantes à l’étage et se dissimula dans la pénombre. Arrivé devant la porte du boss, il crocheta la serrure grâce à un cure-dent qu’il avait pris sur le comptoir du bar. Il retourna le bureau dans son intégralité, mais sans résultat. Sous le joug de la colère il frappa violemment le mur. En tournant rageusement dans le bureau à la recherche d’indices, il se rendit compte qu’à un certain endroit de la pièce, ses pas résonnaient plus profondément. Il souleva un bord du tapis persan et découvrit une trappe métallique. Il prit le katana accroché au mur et s’en servit pour faire levier. La trappe s’ouvrit en grinçant. Un escalier descendait dans les entrailles de la boîte. Il finit par tomber sur une pièce obscure dont la lumière blafarde des néons donnait une couleur fantasmagorique aux murs aseptisés du laboratoire.

Il rentra lentement son pistolet à la main. C’était la planque secrète de Tony Leung, son laboratoire de synthèse pour la drogue dont il avait été victime le soir précédent. En parcourant les allées, ses yeux se posaient sur divers tubes et éprouvettes remplies de liquides fluorescents et tremblotants sous la douce flamme des becs Bunsen. Une forte odeur de soude caustique le prit à la gorge. « Alors, c’était donc ça ton petit secret, espèce de crapule », marmonna-t-il dans sa barbe naissante. Il sortit sa matraque et commença à saccager le laboratoire avec jouissance.

- Alors, tu t’amuses bien on dirait ? dit  une voix dans son dos qu’il reconnut immédiatement.

- Effectivement, c’est pas mal comme défouloir.

- Tu sais que tu me poses de sérieux problèmes.

- Rend moi ma fille et je partirai sans faire d’histoire. J’oublierai même avoir vu tes activités illicites.

- Je te répète que je n’ai rien à voir là-dedans, n’écoutes-tu pas ce que je dis ? Mais ça n’a plus d’importance. Tu as vu cet endroit, je ne peux pas prendre le risque de te laisser raconter tout ça à tes amis bien placés. A ton avis comment ai-je pu rester aussi longtemps le leadeur de ce marché ? Occupez-vous de lui, ordonna t-il.

Aymeric sentit un coup sourd sur le derrière de son crâne puis tout devint noir.

Lorsqu’il reprit ses esprits, il était attaché au mur dans une pièce glauque, insalubre et sans fenêtre. Un Asiatique s’affairait sur une table couverte d’objets tranchants et contondants. L’homme portait un masque de chirurgien dissimulant assez mal un sourire sadique. Il jeta un coup d’œil à ses liens. Ses poings étaient attachés au-dessus de sa tête à un tuyau brûlant. « C’est l’arrivée d’eau chaude », pensa-t-il. Il observa méthodiquement sa salle de détention. À première vue, la salle devait être utilisée régulièrement pour ces séances de tortures. Du sang encore frais coulait le long du mur où d’autres prisonniers avaient, sans aucun doute, fini ici leurs périples. Un flash de son passé lui traversa rapidement l’esprit. « Parmi toutes les plus atroces tortures que j’ai subies, laquelle vont-ils utiliser aujourd’hui ? ». Son entraînement lui revint aussi en mémoire. Toutes les techniques qu’on lui avait enseignées pour contenir sa douleur le plus longtemps possible lui semblaient bien loin maintenant. Une peur viscérale l’envahit. Il redescendit de son nuage pour se focaliser sur une échappatoire. Son bourreau s’affaira à ses côtés. Il préparait une pâte bouillonnante de couleur jaunâtre qui crépitait, craquait et crachait au-dessus d’un bol. Il comprit alors le sadique stratagème. On allait lui appliquer cette mixture sur son corps dénudé. L’homme masqué s’approcha alors de ses parties génitales pour la lui étaler consciencieusement. Des larmes lui coulaient le long des joues. Une douleur atroce le transperçait de part en part. En voyant l’homme sortir, il sut que le temps de repos allait être long. Vingt minutes plus tard, le boss arriva pour la phase finale. Aymeric mit alors son stratagème d’évasion en place. D’une force herculéenne il arracha le tuyau auquel il était attaché, assommant d’un coup sec Honubo. Tous deux s’effondrèrent. L’un de douleur, l’autre d’inconscience. La douleur lui paralysait les jambes.

« Scarface Aymeric » se redressa et dans un ultime cri de douleur décocha un crochet du droit bien placé qui régla le compte du bourreau. Il remit son pantalon qui s’accrocha à la cire. « Aie, ça va faire mal quand je vais retirer ça. », pensa t-il. Il hésita entre rentrer à son hôtel ou poursuivre son enquête, mais la douleur était trop insupportable pour pouvoir continuer.

Arrivé dans sa chambre il se précipita dans la salle de bain et prit une fiole de lait de chèvre dans le minibar. Il le déversa sur ses parties génitales et se rendit compte, à l’odeur, qu’il était périmé depuis un an. « J’aurais dû aller au Hilton », plaisanta-t-il. Il commença à tenter de décoller le pantalon et sa peau de la cire chimique. Une sensation lancinante lui parcourut la jambe. Il tira d’un coup sec. La peau partit avec. « Aie », hurla-t-il, « les techniques de tortures chinoises sont vraiment au point ! ». Mais Aymeric était un dur à cuir. Il pansa ses plaies et appela son contact afin qu’il se procure du C4, un puissant explosif. Il avait sa petite idée. Menacer la triade de faire tout exploser pour obtenir des informations sur sa fille. Le rendez-vous était fixé sur le parking du Cheapchina, le nouveau centre commercial à la mode.

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