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L’enlèvement (4/7)

À la sortie de l’aéroport, il ralluma son portable et reçut par SMS le numéro de la boîte postale de l’aéroport où attendaient l’argent, le faux passeport et devant se trouvait l’envoyé spécial de François.

Une fois sur place, celui-ci lui donna comme convenu l’arme de son choix, un Desert Eagle et par la même occasion lui fit un débriefing sur la mafia locale. Après un furtif « bonne chance », ils se séparèrent. Il héla un taxi afin qu’il l’emmène dans les quartiers malfamés de Pékin pour commencer son enquête. « Vous entrez dans Ciqikou » annonçait un écriteau au-dessus de la route. Il se rappelait à peu près où se situaient les grosses brutes dirigeantes du quartier. Le plus influent ici était propriétaire d’une boîte de nuit : le « FBB ». C’était la fin d’après-midi, le soleil se couchait lentement derrière les bâtiments. Aymeric se dirigea vers le vendeur de nems le plus proche pour manger avant que la boîte n’ouvre. Ce temps de pause lui permit d’imaginer comment aborder le boss du FBB, ainsi que de laisser sa paranoïa endormie reprendre le dessus et lui montrer les horreurs qui pourraient être faites à Léa. Il se présenta devant la boîte et passa les videurs sans trop de problèmes. Un fond de techno aliénant battait ses tympans. Il remarqua deux gardes du corps gardant un escalier au fond de la salle. Se faufilant entre les danseurs complètement drogués il accosta les deux gardes, se présenta comme « scarface Aymeric » et demanda à voir Tony Leung. Les deux gorilles se regardèrent surpris et l’un monta. Vingt secondes plus tard, on lui fit signe de monter et il se retrouva dans une salle insonorisée pleine de teinture et sentant l’encens.

-  Salut Scarface alors qu’est-ce qui t’amène dans notre pays du soleil levant ?

- Les affaires Tony, toujours les affaires…

- Et que puis-je faire pour toi ?

- Je cherche quelqu’un que tes « services » auraient pris en charge…

- Flatteur ! tu sais très bien que le commerce de jeunes filles a toujours été mon préféré !

- Je parle de ma fille ! cracha-t-il en envoyant valser la table devant lui.

- Faut pas t’énerver pour des futilités et puis de toute façon je n’ai strictement rien à voir avec ton histoire.

Aymeric se leva dans une rage folle et mit la main sur la crosse de son arme. Il se ravisa lorsqu’il comprit qu’il n’était pas le bienvenu dans ce lieu et qu’il pouvait se faire descendre d’un moment à l’autre.

- Eh bien, nous en resterons là n’est-ce pas Aymeric.

Il se fit raccompagner jusqu’à la sortie de la boîte, exténué il alla à l’hôtel d’en face, tomba de fatigue et s’assoupit. Aymeric se réveilla, il s’était assoupi sur ses bouquins de droit. Il se trouvait à la bibliothèque devant une superbe Asiatique. Elle se mit à lui parler comme à un vieil ami, ce qui l’interloqua. Il ne se rappelait pas la connaître ni même avoir jamais étudié le droit.

- Tu t’es encore assoupi Aymeric, tu n’es pas possible comme garçon ! Comment veux-tu que l’on travaille dans ces conditions ! s’insurgea-t-elle.

Il la regarda hébété, se demandant de quel genre de blague il pouvait être la cible. Elle le regarda perplexe puis ajouta :

- Tu sais qu’à force de trop réfléchir tu va finir par te griller les neurones, ce n’est pas comme ça que tu vas retrouver ta fille, rajouta-t-elle malicieusement.

- Comment sais-tu cela ?

- Mon mari me confie souvent ses problèmes et il faut avouer que cette histoire m’a beaucoup intéressée, ça change un peu de ses petites histoires de drogue !

Il se leva d’un bond, renversa la table pour lui sauter à la gorge mais au moment où ses doigts se posèrent sur sa gorge, elle disparu. Il regarda le sol et entendit un bruit derrière lui. Il se retourna alors et la vit debout le toisant haineusement un revolver à la main.

- Voilà, tu t’es conduit comme un rustre et tu m’as sérieusement désappointée, tu ne retrouveras jamais ta fille, je te l’assure, lui dit-elle doucement avant de lui tirer en pleine poitrine.

L’enlèvement (3/7)

Honubo Mizushi était le responsable des exportations en Europe de la société chinoise Kimix, première fabricante de produits chimiques. Il avait été suspecté puis relaxé dans une affaire sur laquelle Aymeric avait enquêté, une production d’héroïne dans un laboratoire pharmaceutique. Bien qu’aucune preuve tangible n’ait été trouvée, Honubo fut licencié par la compagnie une semaine après la fin de l’enquête. Drôle de coïncidence. Quoiqu’il en fût, Aymeric avait gardé un œil attentif sur les actions de cet homme considéré comme plus que suspect. Mais cette fois le doute était impossible, Aymeric comprit qu’on lui en voulait. Il sortit son Samsung P260 et tenta d’appeler sa fille. « T’es bien sur le répondeur de Léa lâche un message après le bip parce que si tu le lâches avant, bah ça marchera pas ». « Merde », dit-il tout haut. Sa fille restait sa seule raison de vivre, ce qui l’amena à redouter son kidnapping. Il y avait de grandes chances que Honubo Mizushi soit dans le coup et qu’il allait l’emmener en Chine dans ses odieux trafics.

Aymeric se précipita dans son garage pour tenter de retrouver sa fille avant qu’elle ne se fasse enlever, mais au fond de lui il savait que c’était inutile. Tout était déjà en place et Léa devait être à l’heure actuelle dans un avion pour Pékin. Il ouvrit la porte de son petit bijou, une Ford Mustang V8 de 1971. Il démarra en trombe et fonça à toute berzingue au point de rendez-vous. Une sueur froide lui parcourut l’échine.

Léa avait disparu. Sans perdre un instant, il contacta son ami du club des « 5 A » afin qu’il lui fournisse plus d’informations sur Honubo et ses activités récentes.

- Allo François ? c’est Aymeric.

- Salut Aymeric, pourquoi m’appelles-tu sur ma ligne sécurisée ?

- J’ai un service à te demander.

- Attends, tu ne devineras jamais qui est passé sur le territoire.

- Je parie que c’est Honubo Mizushi…

- Exact, les services secrets sont sur sa piste. Il vient de repartir pour Pékin, avec une dénommée Rita, il y a exactement une heure et trois minutes.

- Cette Rita c’est Léa. Elle s’est fait kidnapper par Honubo, expliqua Aymeric.

- Comment peux-tu en être sûr ?

- Je l’ai vu dans le coin, il est passé devant chez moi. Je vais me jeter dans la gueule du loup : je pars pour la Chine.

- On fait comme avant, je t’organise un départ à l’ancienne ? Visa, passeport, monnaie et un contact sur place.

- Parfait, merci.

- Et Aymeric, bonne chance.

Sans repasser par chez lui, il roula jusqu’à l’aéroport de Beauvais où un vol avait été spécialement retardé pour lui permettre de le prendre. Arrivé à l’aéroport, un sergent l’y attendait afin de l’accompagner jusqu’à sa place. « Armement des toboggans, vérification de la porte opposée », annonça le copilote. Un homme particulièrement pâle était assis à sa droite, côté hublot.

- Je vous préviens, je suis malade en avion, dit-il tout en tenant un sac en papier d’une main et des comprimés de Vogalène de l’autre. La situation ne faisait qu’empirer.

L’enlèvement (2/7)

Bientôt, Concorde. Cette jolie partie de Paris qu’elle aimait tant, bien que d’innombrables touristes la gênaient lors de ses runnings quotidiens. La vue était splendide. Le bus slalomait entre les voitures pour se diriger vers Madeleine, l’arrêt précédent sa sortie. Elle se leva et regarda d’un œil inquiet un homme qui la dévisageait depuis quelques minutes déjà. Elle était pourtant habituée aux regards des hommes qui la scrutaient. Léa avait pour habitude de comparer ces regards appuyés à des radiographies de médecins. Mais que pouvait-elle faire ? Si seulement ils étaient beaux ! La plupart étaient beaucoup plus âgés qu’elle, ce qui la répugnait d’autant plus. Mais ce personnage-là lui semblait douteux. C’était un Asiatique au regard ténébreux. Ça lui rappelait ce voyage qu’elle ne ferait pas finalement puisqu’on avait choisi pour elle. À dix-neuf ans, elle ne demandait qu’un peu d’autonomie. Ce n’était pas du luxe tout de même. Elle se demandait souvent si la paranoïa était une maladie héréditaire. Depuis un certain temps déjà elle portait une bombe lacrymogène prête à être utilisée en cas de danger. Soudainement, l’Asiatique se leva précipitamment et se plaça juste en face d’elle. Son visage exprimait une intense colère et une détermination sans borne. Léa sentit une peur panique l’envahir.

Aymeric se sentait coupable de cet appel. Difficile d’élever tout seul une jeune fille. Il repensait à sa décision confortablement installé dans son canapé noir en cuir de vachette pur porc A.O.C.. Pour se détendre, il passa un coup de fil à son ami François C., ancien collègue et partenaire au club des « 5 A » (l’Association Amicale des Amateurs d’Andouillette Authentique). Pas de réponse. Tant pis. Le temps lui paraissait très long depuis qu’il était parti à la retraite. Son métier lui manquait terriblement d’autant plus qu’il était le leadeur du groupe d’intervention des parachutistes du 13ème RDP plus communément appelé « les dragons ». « La chine », murmura-t-il, « quel pays splendide ». Il se trouva d’autant plus injuste que lui-même aurait tout donné pour ressauter d’un Falcon 900, une des plus belles pièces de l’armée de l’air française. À chaque évocation du pays du soleil levant, son passé le hantait à nouveau. Il y avait effectué d’innombrables missions dont celle qui s’était passée à Gabasumdo qui lui avait valu ce grade de Général d’armée aérienne et son surnom de Scarface. Un Chinois lui avait jeté de l’acide chlorhydrique au visage. Une sonnerie de téléphone le fit sortir de ses pensées.

- Papa, je crois que quelqu’un me suit, depuis la sortie du bus. Je le vois partout.

- Donne-moi ta position et décris le moi.

- Heu… je suis en face de La Banque Postale, paniqua t-elle.

- Ne bouge pas je viens te chercher.

Il se leva précipitamment et sortit de sa maison. Arrivé devant son portillon, il entendit un crissement de pneu. Une Porsche Cayenne modèle V8 de 4 806 cm3 passant de 0 à 100 km/h en 6,6 secondes. À l’intérieur : un seul homme. Son regard perçant à travers le pare-brise était braqué sur celui d’Aymeric. Il le connaissait. La Porsche continua son chemin.

Comment Pirater Facebook ?


Disponible uniquement en anglais.

¿ ʞooqǝɔɐɟ uos ɹǝsɹǝʌuǝɹ ʇuǝɯɯoɔ

¡ıɐןbuɐ uǝ ʇuǝɯǝnbıun ǝןqıuodsıp

L’enlèvement (1/7)

- Allô papa ?
- Alors, quels sont ces résultats tant attendus ?
- J’ai eu 15.
- Bravo ma chérie, je suis très fier de toi, mais je dois admettre que ce n’était pas une surprise, je m’attendais à ce que tu obtiennes de tels résultats.
- Tu te rappelles ce que tu m’as promis ?
- Une glace par point au dessus de la moyenne ? C’est bien ça ?
- N’essaie pas de m’entourlouper, on avait dit 2 glaces ! Plus sérieusement, je te parle des vacances…
- À ce propos… Ce soir, nous devrons en parler. Je sais que tu risques de m’en vouloir, mais il a été convenu avec ta mère que tu assistes à son mariage dans le Sud.
- Non, vous ne pouvez pas me faire ça, je suis censée partir avec Élodie.
- Rentre à la maison pour qu’on puisse en discuter plus calmement.
- ….
Léa raccrocha sans dire au revoir. Elle savait de qui tenir ce tempérament impulsif et borné, mais face à son père jamais elle ne s’était opposée. Peu de filles pouvaient se vanter d’être aussi jolie. Sa taille avait toujours stupéfait les garçons de son âge. Elle ne mesurait pas moins d’un mètre soixante-dix avec un tour de taille que la reine Marie-Antoinette aurait envié. D’un blond étincelant sa chevelure était, selon ses dires, un atout de taille. Néanmoins, sa principale qualité était d’être à l’aise en société puisqu’elle pouvait sans lasser son auditoire parler de choses futiles comme le temps qu’il ferait le lendemain.
Suite à la conversation conflictuelle avec son père, elle se dirigea vers l’arrêt de bus de la ligne 84 qu’elle empruntait tous les jours. Elle était triste, elle qui songeait partir en Chine avec sa meilleure amie, Élodie. Cela faisait des mois qu’elles pensaient à leur voyage. Au début, son père ne s’y opposait pas, il demandait juste en retour de bons résultats au bac. À présent, elle doutait de la sincérité de sa promesse, qui, le temps d’une conversation téléphonique, s’était envolée. Elle avait travaillé très dur cette année, passant le plus clair de son temps libre à la bibliothèque et effectuant des semaines de stages durant les vacances, pour pouvoir mériter ses vacances. D’autre part, les deux jeunes filles avaient passé de nombreuses heures à organiser ce voyage. Observer ces visages si différents, apprendre quelques mots de cette langue, goûter aux subtilités et aux saveurs de sa cuisine, découvrir l’architecture traditionnelle chinoise, et tant d’autres choses faisaient de la Chine un pays fascinant à leurs yeux.
Encore quatre stations avant de sortir.
Cette année avait été forte en émotion pour Léa ; l’accident vasculaire de sa mère avait rendu tout contact très difficile avec les autres. Le coma dans lequel elle avait sombré, avait été particulièrement éprouvant. Depuis quelques jours cependant, son réveil avait été une bénédiction pour la jeune adolescente. Seule ombre au tableau, le mariage précipité que son futur beau-père détesté avait mis sur pied l’empêcherait de partir en voyage.

Nouvelle de (petits) fous

Parce qu’on est drôles et funs, parce qu’on a de l’imagination, parce que nous sommes simplement écrivains…et parce qu’il le fallait… : Nous avons eu le projet d’écrire une nouvelle à la sauce Taken, avec un brin d’humour en plus… Voici de suite pour vous une publication hebdomadaire de notre nouvelle intitulée L’enlèvement par Baptiste B. – Thibaut D. – Christophe C. – Caroline S. et moi même.

Chaque MERCREDI à MIDI sur ce blog

Verdict BDE ECE 2010



Après une campagne de BDE aux en couleurs, des scores serrés, un deuxième tour, des injustices, de longues minutes d’attente… voici what happened….

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Quand Star’z se dote d’un guitariste…

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IKEA investit le métropolitain


Une nouvelle forme de marketing?

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