L’enlèvement (4/7)
- April 21st, 2010
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- By naoul
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À la sortie de l’aéroport, il ralluma son portable et reçut par SMS le numéro de la boîte postale de l’aéroport où attendaient l’argent, le faux passeport et devant se trouvait l’envoyé spécial de François.
Une fois sur place, celui-ci lui donna comme convenu l’arme de son choix, un Desert Eagle et par la même occasion lui fit un débriefing sur la mafia locale. Après un furtif « bonne chance », ils se séparèrent. Il héla un taxi afin qu’il l’emmène dans les quartiers malfamés de Pékin pour commencer son enquête. « Vous entrez dans Ciqikou » annonçait un écriteau au-dessus de la route. Il se rappelait à peu près où se situaient les grosses brutes dirigeantes du quartier. Le plus influent ici était propriétaire d’une boîte de nuit : le « FBB ». C’était la fin d’après-midi, le soleil se couchait lentement derrière les bâtiments. Aymeric se dirigea vers le vendeur de nems le plus proche pour manger avant que la boîte n’ouvre. Ce temps de pause lui permit d’imaginer comment aborder le boss du FBB, ainsi que de laisser sa paranoïa endormie reprendre le dessus et lui montrer les horreurs qui pourraient être faites à Léa. Il se présenta devant la boîte et passa les videurs sans trop de problèmes. Un fond de techno aliénant battait ses tympans. Il remarqua deux gardes du corps gardant un escalier au fond de la salle. Se faufilant entre les danseurs complètement drogués il accosta les deux gardes, se présenta comme « scarface Aymeric » et demanda à voir Tony Leung. Les deux gorilles se regardèrent surpris et l’un monta. Vingt secondes plus tard, on lui fit signe de monter et il se retrouva dans une salle insonorisée pleine de teinture et sentant l’encens.
- Salut Scarface alors qu’est-ce qui t’amène dans notre pays du soleil levant ?
- Les affaires Tony, toujours les affaires…
- Et que puis-je faire pour toi ?
- Je cherche quelqu’un que tes « services » auraient pris en charge…
- Flatteur ! tu sais très bien que le commerce de jeunes filles a toujours été mon préféré !
- Je parle de ma fille ! cracha-t-il en envoyant valser la table devant lui.
- Faut pas t’énerver pour des futilités et puis de toute façon je n’ai strictement rien à voir avec ton histoire.
Aymeric se leva dans une rage folle et mit la main sur la crosse de son arme. Il se ravisa lorsqu’il comprit qu’il n’était pas le bienvenu dans ce lieu et qu’il pouvait se faire descendre d’un moment à l’autre.
- Eh bien, nous en resterons là n’est-ce pas Aymeric.
Il se fit raccompagner jusqu’à la sortie de la boîte, exténué il alla à l’hôtel d’en face, tomba de fatigue et s’assoupit. Aymeric se réveilla, il s’était assoupi sur ses bouquins de droit. Il se trouvait à la bibliothèque devant une superbe Asiatique. Elle se mit à lui parler comme à un vieil ami, ce qui l’interloqua. Il ne se rappelait pas la connaître ni même avoir jamais étudié le droit.
- Tu t’es encore assoupi Aymeric, tu n’es pas possible comme garçon ! Comment veux-tu que l’on travaille dans ces conditions ! s’insurgea-t-elle.
Il la regarda hébété, se demandant de quel genre de blague il pouvait être la cible. Elle le regarda perplexe puis ajouta :
- Tu sais qu’à force de trop réfléchir tu va finir par te griller les neurones, ce n’est pas comme ça que tu vas retrouver ta fille, rajouta-t-elle malicieusement.
- Comment sais-tu cela ?
- Mon mari me confie souvent ses problèmes et il faut avouer que cette histoire m’a beaucoup intéressée, ça change un peu de ses petites histoires de drogue !
Il se leva d’un bond, renversa la table pour lui sauter à la gorge mais au moment où ses doigts se posèrent sur sa gorge, elle disparu. Il regarda le sol et entendit un bruit derrière lui. Il se retourna alors et la vit debout le toisant haineusement un revolver à la main.
- Voilà, tu t’es conduit comme un rustre et tu m’as sérieusement désappointée, tu ne retrouveras jamais ta fille, je te l’assure, lui dit-elle doucement avant de lui tirer en pleine poitrine.
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